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Ce vendredi 11 juillet au soir, je peste devant ma télévision ! Que ne ferait-on pas pour faire de l'audience sur cette chaîne ! En cause, l'émission d'Arthur sur TF1 "Stars sous hypnose". Reste à définir ce qu'est une Star... mais là n'est pas le propos du jour.

J'ai, malgré tout, tenu bon jusqu'au bout (ouppsss... 23 h 30 quand même !) à supporter un animateur que je n'apprécie pas du tout-mais alors pas du tout, à compatir pour ces pauvres soi-disantes Stars se ridiculisant de se prêter à ce piteux spectacle, et à pester contre la confusion qui allait encore être faite, et la récupération négative par ses détracteurs, tout çà afin de rectifier le tir et pouvoir faire un peu de pédagogie autour de l'hypnose ! 

Comment puis-je me permettre de rédiger ce billet sur ce sujet, me direz-vous ? Infirmière de profession, au décours d'un récent D.U. (diplôme universitaire) de prise en charge de la douleur, j'ai découvert l'hypnose lors d'un cours pratique, présentée comme un outil. Coup de coeur immédiat ! :  l'outil que je cherchais depuis tant de temps pour ma profession, mais aussi pour m'aider à traverser le séisme de ma maladie, c'était donc lui ! Passant outre la fatigue des traitements, j'ai donc enchaîné, pendant deux ans, sur un D.U. d'hypnothérapie. Depuis un an diplômée Infirmière Hypnothérapeute, j'entends bien faire bouger les choses dans les hôpitaux, au bloc opératoire, en prise en charge de la douleur, en acceptation des traitements, pour arrêter de fumer, etc, etc... ses applications ne manquent pas. Je peux en témoigner à titre personnel, quand l'hypnose m'a aidée - pendant même ces études - à prendre des décisions médicales insurmontables sur grave maladie, ou a fortement limité (en auto-hypnose) les conséquences d'un autre problème appelé AVC post-opératoire... Alors, quand je vois à quoi, au sacro-saint motif de l'audimat, on la réduit, vous pensez bien que je ne pouvais laisser passer cela, alors que nous avons tant de mal à la faire accepter dans les établissements de santé !!

hypnose au bloc

Que les choses soient dites : l'hypnose de spectacle, qui tire sa source de la manipulation et de l'hystérie collective, n'est pas la vraie hypnose !! Celle d'Erickson, celle qui soigne et soulage, oui ! et sur laquelle je reviendrai longuement dans cet article (que j'ai décidé de faire en un post unique, certes un peu long, mais nécessaire pour avoir une vision complète de la chose).

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Arthur et Messmer ?

L'hypnose de spectacle 

Dans ce cadre, l'hypnotiseur établit un rapport de domination avec son sujet, qu'il conviendrait mieux d'appeler cobaye. La réussite du spectacle dépend de la démonstration de son pouvoir : l'hypnotiseur se sert de l'hypnotisé pour éblouir, impressionner l'assemblée, qui s'étonne de la facilité avec laquelle il parvient à manipuler, à faire faire n'importe quoi à son cobaye. Au contraire de l'hypnose utilisée dans un contexte de soin où elle sert l'intérêt de l'hypnotisé, l'hypnose de spectacle ne vise pas le bien-être, mais uniquement de jouer de la personne telle une marionnette, quitte à la ridiculiser !

Une question de conditionnement

Toute la "magie" de l’hypnose réside dans le fait qu’absolument tout se déroule dans la tête de l’hypnotisé.  L'hypnotiseur de spectacle doit donc conditionner son cobaye en ne laissant aucun doute sur ses capacités, et les effets de l’hypnose. Si vous avez regardé l'émission, "l'hypnotiseur" Messmer (qui se définit lui-même comme (juste) un Fascinateur, soi-dit au passage, rien à voir avec l'hypnose) évoquait sans cesse la fameuse "programmation nécessaire". Il faut également conditionner le public, en lui mentant, car sans cela, pas d’hypnose de spectacle ! (Rôle particulièrement dévolu à Arthur dans cette émission qui nous a nazillé toutes les 2 minutes un tonitruant "c'est exxxtraaaaaaaaaordinaire" : s'il le dit, c'est que c'est vrai alors !?...).

L'engagement social pour expliquer l’obéissance des hypnotisés

La théorie de l’engagement considère que si vous vous engagez à accepter une demande d’une personne, vous aurez bien plus de mal à lui refuser une autre demande. L’hypnotiseur invite son partenaire à accepter une demande, puis une autre, et crescendo encore une autre... Les plus réceptifs à cette manipulation sont prêts à faire tout ce que leur demande l’hypnotiseur, tant que ça leur semble "raisonnable". 

L’hypnose de spectacle n’est basée que sur des techniques de manipulation conscientes effroyablement efficaces dans le contexte où elles sont utilisées. Au stade du soi-disant "endormissement", les "volontaires" n’ont déjà plus le choix et ne peuvent plus reculer. Le piège de la manipulation est en place, car il devient donc de plus en plus difficile de renier ce que vous avez déjà fait, en quittant la scène sous les regards interrogateurs, ce qui reviendrait à admettre que jusqu’ici, vous avez simulé !... Malgré tout, il arrive parfois que des participants se sentent mal à l’aise dans cette situation (cas du chanteur Keen'V dans cette émission précisément) ; on les voit alors se faire tout petit, ne plus trop coopérer, voire quitter la scène discrètement (cas de Sandrine Quétier, dans cette émission également). L’hypnotiseur laisse alors faire et refocalise l’attention du public sur ce qui se passe de drôle (comprenez ridicule) plutôt que sur le pauvre malheureux qui ne veut plus jouer. D’ailleurs, si celui-ci venait à dénoncer l’imposture, il se verrait très probablement sifflé par le public, qui a déjà pris fait et cause pour l'hypnotiseur. Star d’un soir, il n'a par la suite aucun intérêt à révéler le canular.... C'est là l'engagement social.

L’hypnotiseur conditionne le public par le mensonge et la manipulation pour les faire agir, utilisant l’amalgame entre ce qui est de l’hypnose et ce qui ne l’est pas, d'ailleurs savent-ils vraiment comment fonctionne l’hypnose ? Il suffit d’écouter Messmer ou de décripter ses gestes... En réalité, il ne fait  aucune induction alors qu'il parle d’hypnose. Bien entendu, personne n’est endormi ( çà tombe bien d'ailleurs ! Comme je l'expliquerai ci-après, l'hypnose est un état de veille, pas de sommeil), mais aucun signe de transe non plus (c'est plus embêtant pour la crédibilité...) ! Les participants, pris progressivement dans une véritable spirale d’engagement, consentent juste à faire des choses de plus en plus ridicules pour amuser le public. 
Les chercheurs dénoncent dans cette hypnose de spectacle "un jeu malsain entre l’hypnotiseur (qui manipule) et l’hypnotisé (qui fait preuve, selon eux, d’une malhonnêteté consciente)". Ils proposent même dans leurs études de  remplacer le terme hypnose par manipulation mentale, justement parce qu'ils considèrent que "l’hypnose de spectacle n’est qu’une application de la soumission librement consentie". 

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Et le cerveau dans tout çà ?

Avant d'expliquer une séance d’hypnose, examiner le fonctionnement de notre cerveau  de nos cerveaux  semble primordial. Nous avons tous, en effet, un cerveau gauche, siège de la logique, raisonné, volontaire, conscient et un cerveau droit, centre de l’imagination, de la créativité, des émotions, de l’inconscient.

La plupart du temps, quand notre cerveau conscient (gauche) signale un problème que nous ne parvenons pas à surmonter, nous concluons à  notre manque de volonté ou même de notre incapacité. Pourtant, la raison de l’existence de ce problème prend sa source dans le cerveau droit, qui ne peut pas ou ne veut pas ne pas créer une réaction de type phobique, par exemple. Il devient alors difficile de surmonter cette situation, où le cerveau émotionnel est tellement puissant que le cerveau conscient est désarmé, car pour que sa volonté agisse, le cerveau émotionnel doit avoir donné son accord.  La volonté seule n’a qu’une marge de manœuvre minuscule, y compris pour les fumeurs, les phobiques ou les boulimiques.

Les deux cerveaux communiquent très mal entre eux, car ils ont un fonctionnement totalement différent : le cerveau droit ne sait pas prendre de distance face à une situation traumatisante, qu'il vit en direct et enregistre comme "traumatisme" gardé alors définitivement en mémoire. Le cerveau gauche va, quant à lui, analyser, comparer et évaluer, avant de classer l’affaire en souvenir. Pour vous, en toute conscience, l'affaire semble réglée !… Pourtant, tout au long de notre vie, nous allons être confrontés à des situations devant lesquelles nous sommes bloqués, voire paniqués, sans en connaitre la cause consciemment, puisque la porte entre les deux cerveaux est fermée à double tour ! Pour ne pas rester démuni face à ce type de situation, intervient l’action proposée par l’hypnose, à savoir établir une communication entre les deux cerveaux, en  nous donnant l’accès à des informations et des ressources présentes dans notre cerveau émotionnel…

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Définition de l'hypnose

L'hypnose est un phénomène banal de concentration mentale, de focalisation de l'esprit du sujet par ses pensées; c'est un état d'esprit se caractérisant  par une profonde relaxation, une concentration très ciblée et une suggestibilité accrue. L'hypnose est un état de conscience, intermédiaire entre le sommeil et l'éveil.  La conscience est à la fois rétrécie (par focalisation de l'attention) et élargie (veille généralisée caractérisée par une ouverture à ce qui se passe à l'intérieur et à l'extérieur de soi). 

Historique de l'hypnose 

L'hypnose  n'est pas un concept récent, son utilisation lors de rituels religieux est décrite dans des hiéroglyphes égyptiens. A ses débuts, l'hypnose était liée à la religion, à la magie et au surnaturel, dont les rituels étaient souvent destinés à guérir des maladies. 

L'hypnose apparaît dans le domaine médical au moment de la Révolution Française, sous le nom de "magnétisme animal". Elle est développée par un médecin d'origine autrichienne, le Dr Messmer (le vrai, pas le pseudo-hypnotiseur de la TV...), qui remarque que certains patients peuvent guérir sans recours aux techniques de soin alors en vigueur. Les chirurgiens s'intéressent alors à la technique de Messmer qui plonge les patients dans un état spécial et semble les mettre à distance de la réalité vécue (ex : mastectomie réalisée sans douleur sous hypnose par le Dr Jules Cloquet, en 1829)  

Le terme "hypnotisme" est créé en 1843 par James Braid, médecin écossais, en référence au dieu grec du sommeil, Hypnos, pour nommer cet état particulier dans lequel les sujets ont un aspect extérieur du sommeil.

Mise sur le banc de touche par ses détracteurs, elle reste ensuite cantonnée dans le domaine de la maladie mentale bien que Charcot ait tout fait pour son usage, mais Freud, son élève, préfère influencer l'attention sur la psychanalyse.

La découverte de l'anesthésie en période de seconde guerre mondiale contribue à la maintenir en marge comme une méthode artisanale et incertaine malgré sa valeur thérapeutique ou analgésique indéniable. Pourtant, vers la fin des années 1960, le colombien Caycedo s'en est inspiré pour fonder la sophrologie.

Le modèle d'hypnose française, très directive, interesse les américains et particulièrement un jeune étudiant en médecine, Milton H. Erickson, qui va révolutionner le concept de l'hypnothérapie. C'est ainsi que, à partir des années 1950, vont se différencier deux courants hypnotiques : celui de l'hypnose classique, plus proche des conceptions françaises du XIXème siècle, et celui de l'hypnose éricksonienne, qui met l'accent sur le concept d'état naturel renforcé par la communication entre le sujet et le thérapeute.

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L’hypnose éricksonienne

L’hypnose éricksonienne est issue de la pratique de Milton Erickson (1901-1980), psychiatre américain. Dans son enfance, il est frappé de plusieurs lourds handicaps : daltonien, dyslexique, dans l'incapacité de reconnaître ou de reproduire une mélodie, il est atteint de polyomyélite à 17 ans. Il surmontera ses handicaps seuls, grâce à ses capacités d'invention.

Au vu de ses capacités d'adaptation personnelle à ses handicaps, il conteste l'idée d'associer la transe à un phénomène provoqué par le thérapeute. Pour lui, la transe est une phénomène banal, naturel. Il a donc inventé diverses techniques et développé une approche moins autoritaire, appelée Hypnose Permissive,  caractérisée par une approche plus souple, indirecte et non dirigiste, avec plus de respect, de gentillesse et de soutien envers le patient, l'utilisation du langage du patient pour provoquer une transe, l'utilisation de métaphores et la sollicitation de l'insconscient du patient afin que ce dernier trouve lui-même la solution.

Cette nouvelle vision de l'hypnose a donné naissance à de nombreux courants de psychothérapie moderne : thérapie familiale, thérapie brève (stratégique, systémique), programmation neurolinguistique (PNL), etc.

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La transe

La transe est la focalisation et la fixation de l'attention pendant un certain temps, avec certains signes :

- une concentration accrue, une attention soutenue qui se réoriente vers les phénomènes internes

- une sensation de détente profonde, physique (respiration et pouls ralentis, muscles du visage relâchés, etc...) et mentale

- l'inhibition des mouvements volontaires (appelé Catalepsie) et l'apparition de mouvement ou de réponses involontaires, sans effort à fournir

- le fait que l'imagination et l'intuition prennent le pas sur le raisonnement, que les émotions  s'expriment plus aisément

L'expérience est personnelle, donc propre à chacun, mais des indices permettent à l'hypnothérapeute de la reconnaître : une certaine lenteur dans les mouvements ou l'articulation du patient peut laisser penser qu'il est hypnotisé, des indices corporels (détente musculaire, mouvements automatiques, clignement des paupières, ralentissement du débit verbal, hypersiallorhée, ventilation différente, diminution de la fréquence cardiaque, la pâleur, picotements, baillements...) et des indices psychologiques (facilitation des souvenirs, expression émotionnelle, distorsion temporelle).

Elle peut être légère (détente de la tête et des muscles du visage, légers mouvements de paupières), moyenne (relaxation plus profonde avec une sensation de calme intérieur plus intense) ou profonde (activité physique ralentie).

La dissociation

C'est le phénomène révélateur de l'état hypnotique. Elle n'est pas pathologique  mais est même, bien au contraire, recherchée pour que le patient puisse lâcher le contrôle et, à partir de là, accéder à une autre perception, plus vaste. L'activité mentale consciente et inconsciente sont activées séparément, mais au même moment, ce qui fait que la personne sous hypnose peut avoir l'impression qu'une partie d'elle-même se livre à l'expérience de la transe, tandis l'autre partie observe ce qui se passe, tout en conservant tout son discernement et ses capacités d'analyse.

Les techniques

L'état hypnotique est un état naturel, pour y accéder peut nécessiter parfois une aide, par une induction qui permet de provoquer la transe, et d'induire l'hypnose.

L''induction vise à quitter la raison et le contrôle pour une autre forme de perception, plus large, de l'ordre de l'imaginaire ou du rêve. ("être à la fois ici et ailleurs")

Les techniques d'induction s'appuient sur les voies sensitives d'un ou plusieurs canaux sensoriels auxquels le sujet perçoit le monde environnant. Il  s'agit d'un repérage du canal sensoriel préférenciel par l'échelle VAKOG, car chacun de nous dispose d'un canal préférenciel : visuel (V), auditif (A), kinesthéstique (K), olfactif (O) ou encore gustatif (G), ce qui nécessite que le thérapeute soit particulièrement attentif à son patient, tant sur le plan verbal que non verbal, pour personnaliser la technique.

La suggestion est un message destiné à influencer l'hypnotisé dans le but de provoquer des réponses involontaires et souvent inconscientes (à la différence de l'ordre, dont la réponse sérait volontaire et consciente). Elle peut se définir comme une idée, un sentiment ou un comportement inspiré par un autre que soi, de façon directe ou indirecte, verbale ou non verbale.

La métaphore est une figure de style, dont le principe est d'associer un terme à un autre relevant d'un champ lexical différent. (Ex. : j'ai un étau dans la tête pour expliquer une migraine...). Le thérapeute va se saisir des métaphores utilisées par son patient pour ajuster sa stratégie thérapeutique en choisissant, lui-même, des métaphores adaptées à la problématique. L'objectif est de susciter le changement de façon indirecte, en permettant au patient d'avoir une  nouvelle lecture de son problème sous un angle différent, sans que ce soit trop évident au premier abord ! Erickson avait un talent tout particulier pour ce faire, et en a laissé de nombreux écrits.

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Que ressent l’hypnotisé ? 

Chacun  expérimente l’hypnose à sa façon, il n’y a pas de règle générale. L’état hypnotique est bien différent du sommeil. On reste  totalement conscient, on entend tout ce qui  se dit et on peut arrêter le processus à tout moment parce que l’on garde le  contrôle. Pas besoin de perdre le sens des réalités pour obtenir de bons résultats avec la thérapie !

Ce que l’on ressent sous hypnose  est du même ordre que  lorsqu’on est vraiment détendu et perdu dans les pensées  profondes. C’est une expérience vraiment personnelle, certains restent éveillés et conscients, mais deviennent très détendus alors que d’autres semblent aller à ce qui ressemble à un sommeil  profond.  Il faut juste garder un esprit ouvert, se laisser  guider et suivre toutes les suggestions du thérapeute, ne pas se questionner sur le-pourquoi-du-comment du processus, qui a été expliqué en préalable. Tout  ce qu’il y a à faire durant la séance est de vouloir que cela fonctionne et  d’accepter les suggestions.

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Différence entre l’hypnose et l’hypnothérapie  

L’hypnothérapie est  juste l’application thérapeutique de l’hypnose, utilisée pour aider les gens à  parvenir à un changement personnel. Tous les hypnothérapeutes sont hypnotiseurs, mais tous les hypnotiseurs  ne sont pas hypnothérapeutes.

Nous entrons tous naturellement dans cet état à plusieurs  reprises au cours de notre journée; en conduisant la  voiture, par exemple, être capable de penser en même temps  à autre chose, et s'étonner d'être arrivé à destination sans réaliser avoir fait le trajet, ou devant la télé, en pleine rêverie, on perd le fil des choses... L’hypnothérapeute est simplement un guide pour aider à retrouver ce même genre d’état de détente, afin  d'accéder directement à l’esprit subconscient créatif et émotif afin de l’engager à détourner le sens critique de l’esprit conscient "rationnel", ceci dans le but qu'un changement puisse se  produire rapidement  à un niveau profond et durable.

L'hypnothérapie

Pour classer les thérapies, on distingue celles qui agissent sur le corps et celles qui s'occupent uniquement du psychisme. L'hypnothérapie intervenant sur les deux tableaux, elle est qualifiée de thérapie psychocorporelle.

Le principe de l'hypnothérapie est que le patient a des ressources latentes. Le thérapeute lui permet de les mobiliser, de les développer ou de créer des contextes d'apprentissage. Dans l'hypnose thérapeutique, le sujet accède, grâce à l'intervention d'une autre personne (le thérapeute) a un niveau de conscience modifiée (avec une relation plus étroite entre corps et esprit) et devient indifférent à l'environnement, tout en restant vigilant, concentré, réceptif et libre de ses choix.

Les indications sont larges et peuvent concerner toute situation où une intervention psychologique est nécessaire. Les dépendances (tabagisme, alcoolisme, etc...) peuvent bénéficier d'un traitement par hypnose; il en va de même pour les troubles psychosomatiques (troubles sexuels, etc...). L'hypnose peut aussi être utilisée à des fins antalgiques et anesthésiques, ou est proposée en complément à un traitement psychologique ou psychiatrique.Chez l'enfant, elle fonctionne très bien, car l'enfant adhère complètement à ce monde imagé  dans lequel on lui demande de voyager !

Elle est aussi pratiquée dans l'accompagnement de patients cancéreux, en soins palliatifs et en victimologie.

applications de l'hypnose

Un préalable néanmoins : cerner la demande du patient. Il est nécessaire d'approfondir les représentations de l'hypnose qu'a son patient et à lui faire préciser ce qu'il attend de l'hypnothérapie.

Les contre-indications dépendent surtout de la spécificité de la relation et de l'expérience du thérapeute. La toute 1ère contre-indication...  : l'incompétence du thérapeute ! En ce qui concerne les pathologies, l'hypnothérapie est déconseillée aux patients psychotiques en phase aiguë et aux paranoïaques et schizophrènes. 

Pourquoi nous méfions-nous de l'hypnose ? 

Nous, européens, avons tendance à nous méfier de l'hypnose car nous avons été habitués à considérer que notre valeur suprême se situe dans la pensée et que notre corps est un instrument nous servant à agir, à intervenir sur notre environnement pour le maîtriser. Or, l'hypnose repose sur l'idée que notre pensée n'est pas supérieure, qu'elle est indissociable de notre corps et que celui-ci ne peut pas être isolé du monde qui l'entoure.

De plus, la phase de dissociation qu'implique l'hypnose perturbe notre perception de nous-même et du monde environnant et peut donc se révéler particulièrement déstabilisante et nous rendre très méfiants à son encontre.

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On ne perd pas le contrôle sous hypnose. Pour la soi-disante hypnose de scène, "l’artiste" sait bien calibrer et trier ses candidats, pour la plupart des extravertis, prêts à se ridiculiser ou (pub ou cachet incitatif ?) à se mettre en avant coûte que coûte… pas besoin de les pousser !

En thérapie, au contraire, c’est un effort de collaboration entre le thérapeute et le patient, travaillant ensemble pour atteindre un objectif commun. L’accent se concentre sur la meilleure façon d’ aider à obtenir un état désirable, en  utilisant la méthode la plus appropriée. Il n’y a aucun pouvoir magique et pas de contrôle à l’insu du patient qui, toujours en état de veille peut interrompre la séance à tout moment.

Dans l’hypnose, on est  parfaitement capable de dire NON ou de stopper  la séance d’hypnose. 

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Comment choisir son hypnothérapeute  

Il est  important que vous vous sentiez à l’aise avec le  thérapeute que vous choisissez car la relation entre le patient et le thérapeute  détermine grandement la réussite du projet thérapeutique. L'alliance thérapeutique permet que le patient et thérapeute fassent équipe vers le même but : la guérison.  Le thérapeute doit avoir des repères déontologiques et éthiques bien ancrés, d'où l'importance de faire appel à un professionnel de santé qui a déjà une ligne de conduite, un code de déontologie et une connaissance des pathologies en cause. 

Les  qualités principales à rechercher chez un hypnothérapeute sont : - le respect de la confidentialité - l'honnêteté (fondement de la confiance) - une bonne formation (n'hésitez pas à lui demander son cursus de formation) - la compréhension (nécessaire pour avoir un regard objectif sur vous et vos maux) - l'éthique (connaître à l'avance tarif, durée, disponibilité, répondre aux questions et expliquer le processus thérapeutique avec honnêteté, agir dans sa sphère de compétence, ne pas prolonger inutilement...) - l'expérience (posez lui des questions) - une apparence soignée (personne et locaux, ce qui permet la mise en confiance nécessaire) - la ponctualité (preuve de respect) - l'absence de jugement et, bien entendu, - une écoute active.

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Un seul objectif avec l'hypnose...

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CQFD !...

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Une vidéo que je vous recommande pour apprendre à pratiquer l'auto-hypnose : ICI 

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Et vous, avez-vous un témoignage, une expérience d'hypnose à nous faire partager ?  Y at-il des points de cet article  qui ne vous ont pas paru clairs ou assez (ou pas) expliqués ? N'hésitez pas à venir laisser un commentaire ci-dessous.

Et si cette publication vous a paru utile à la connaissance de l'hypnose, merci de partager sur vos réseaux.

Très bon été à tous. Et prenez bien soin de vous !

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